Le texte porte sur une technique de plaidoirie qui s’intitule “sens dessus dessous”. Cette technique invite le juge à envisager la situation sous un axe tout à fait contraire à celui qui a été adopté sur le coup.

 

Le juge Gilles Renaud explique qu’il s’agit d’une technique fort utile afin de s’assurer que le juge des faits, qu’il s’agisse d’un jury lors d’un procès criminel ou civil, ou d’un tribunal administratif, disons la Commission de la location immobilière de l’Ontario, soit en mesure d’évaluer à juste titre la situation de fait que les témoins sont à décrire dans le cadre de leurs dépositions.

 

Le juge utilise l’exemple d’un individu qui est penché sur le corps d’un malheureux, lequel est blessé mortellement au moyen d’un coup de couteau. Si on aperçoit l’individu tenant toujours le manche du couteau, il sera chose facile de l’accuser d’avoir infligé la blessure fatidique. Toutefois, l’avocate qui se fie à la première leçon de la plaidoirie, à savoir de mettre la situation sens dessus dessous va poser une question précise, à savoir : « pour quelle raison pensez-vous que cet individu cherchait à tuer ce malheureux et non pas qu’il a découvert le corps et cherchait à lui rendre les premiers soins? » En agissant ainsi, l’avocate invite la juge des faits à envisager la situation sous un axe tout à fait contraire à celui qui a été adopté sur le coup, peut-être, voire évidemment, de façon trop hâtive. Le malfaiteur présumé était vraisemblablement un bon samaritain.

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